Les fesses sont un élément important de l’esthétique de la silhouette aussi bien pour la femme que pour l’homme. Elles constituent par ailleurs un point majeur de l’attraction sexuelle. Elles occupent ainsi une place importante dans le concept de beauté pour la plupart des cultures et des groupes ethniques. De plus, les fesses d’aujourd’hui s’exposent de plus en plus. Au sein des médias, lors des séances de gymnastique, sur la plage dans des maillots de bain parfois réduits à leur plus simple expression, sous les vêtements qui les moulent ou qui les dénudent en partie (taille basse).
C’est pourquoi, la chirurgie esthétique s’est intéressée à cette région anatomique depuis plusieurs dizaines d’années, commençant à améliorer les contours de la fesse par la lipoaspiration pour aboutir à des techniques sophistiquées combinées prenant en charge forme et volume.
La forme et le volume de la fesse sont pris en charge par des techniques plus ou moins combinées faisant appel à la lipoaspiration et à la plastie cutanée du sillon pour supprimer les excès et lifter la peau et aux techniques de lipofilling et d’implants prothétiques pour arrondir la fesse et lui redonner l’attraction qu’elle suscite.
La base de la compréhension des indications et des techniques chirurgicales à utiliser est une bonne connaissance anatomique. Anatomie descriptive, mais aussi anatomie artistique des proportions, des repères se projetant sur la peau, anatomo-physiologie du vieillissement de la fesse.
En vieillissant, la fesse diminue en largeur et le sillon sous-fessier s’allonge latéralement et inférieurement . La prise de poids provoque l’effet inverse : élargissement de la region fessière et raccourcissement du sillon. Ces éléments doivent rester à l’esprit quand on envisage un “rajeunissement” ou une amelioration de l’esthétique de la fesse.
La morphologie de la fesse feminine varie à quatre moments de la vie : prépuberté, puberté, post-puberté et menopause-postménopause. Ainsi les effets de l’âge, du poids, de la taille et du BMI sur la région fessière ne sont pas les mêmes selon ces différentes périodes. Les âges qui nous intéressent sont ceux de la post-puberté et de la péri-ménopause : au moment de la puberté, la fesse se développe dans toutes les directions. Ensuite, le poids influence la forme de la fesse plus que l’âge. La prise de poids chez l’adulte favorise l’affaissement de la fesse. Cela provoque la migration du sillon sous-fessier en bas et en dehors et l’allongement du sillon inter-fessier. L’amaigrissement secondaire associé au relâchement cutané lié à l’âge favorisera la ptose cutanée et la perte de volume du segment supéro-latéral.
La fesse de la femme est rendue belle par ses proportions par rapport au corps auquel elle appartient, par ses formes, par la densité de ses tissus qui se révèle lors des mouvements, par la texture de la peau lors de l’observation, et bien sûr par l’amour que l’on attache à son propriétaire.
Cependant, très peu d’études ont été publiées sur des analyses anthropométriques et esthétiques de la région glutéale qui auraient permis de donner les « signes de beauté » que la chirurgie permettrait de rectifier, (volumes, proportions, formes).
Certaines études ont permis de relever plusieurs critères anthropométriques caractérisant la fesse harmonieuse et attractive : la projection antéro-postérieure, la dépression latérale, le sillon sous fessier, les fossettes sus fessières, la forme en V de la partie proximale du sillon inter fessière.
En plus de ces critères, intervient le degré d’hyperlordose ou cambrure lombaire qui varie selon les origines ethniques et les habitudes posturales acquises au cours de l’enfance. Plus l’hyperlordose est importante, plus elle fait apparaître la fesse projetée.
A la femme qui désire établir ou rétablir cet aspect esthétique au mieux, perdre l’aspect dit « violoncelle » pour retrouver les critères esthétiques énumérés ci-dessus. Qui désire modifier le volume de sa fesse, ses proportions en largeur et en hauteur, sa forme.
Quelles variables entrent en ligne de compte pour classer les différents types de fesses :
En fonction de ces différents types de fesses répertoriés, nous pouvons en déduire des attitudes thérapeutiques qui viseront à corriger chaque critère pris en défaut.
En cas d’excès de volume global :
En cas d’excès de volume mais manque de projection :
En cas de volume normal mais manquant de projection :
En cas de manque de volume et de projection :
En cas de ptose isolée :
En cas de manque de volume, manque de projection et ptose :
En cas d'amaigrissement majeur :
En France, les implants fessiers n’ont pas encore trouvé leur place au sein de la demande des patientes qui désirent souvent une amélioration des contours fessiers sans implant, la technique étant, en France, encore peu développée, peu médiatisée, peu vulgarisée. Peu de chirurgiens français sont enclins à mettre ce type d’implant, par manque d’expérience, par craintes des complications post-opératoires précoces (essentiellement les douleurs, la lymphorée, la gène fonctionnelle), ou tardives (déplacement secondaire, visibilité de la prothèse avec le vieillissement…).
Notre préférence va à la technique de Gonzalez (Brésil) qui décrit une technique intramusculaire limitant les risques de lésion vasculo-nerveuse, de lymphorée et dont la rigueur de la description et l’expérience du chirurgien nous rassure sur la reproductibilité de la technique.
Les alternatives à l’implantation fessière sont les techniques de comblement, comblement par produits de synthèses, comblement par lipofilling.
Nous n’avons pas l’expérience des comblements de la fesse par produits de synthèse volumateurs. Nous ne l’avons pas pour deux principales raisons. D’une part, aucune étude scientifique à ce jour publiée dans un journal scientifique référencé. D’autre part, nous pensons que l’injection de grands volumes de produits de synthèse non résorbable au sein d’une zone mobile comme la fesse n’est pas sans risque, migration, déformation… Notre préférence va aux techniques de lipofilling ou de lipostructure.
Le plus souvent sous anesthésie loco-régionale type rachi-anesthésie ou péri-durale (comme pour un accouchement) avec sédation associée, permettant un très bon contrôle de la douleur post-opératoire, parfois sous anesthésie générale (alors associée à une anesthésie locale pour la douleur post-opératoire).
Le plus souvent en hospitalisation d’une nuit, parfois deux à trois nuits si nécessité de pose d’implants prothétiques.
Oui. Un bilan biologique pré-opératoire.
Parfois un bilan cardio-vasculaire selon l’âge et les facteurs de risques associés.
Oui. Il ne s’agit pas de vous proposer une intervention chirurgicale mais une combinaison de techniques chirurgicales dont le but est de rétablir la forme et les proportions de la fesse dans la silhouette globale de la patiente. Les risques, les cicatrices dépendent de cette combinaison et vous seront exposés en consultation une fois le plan thérapeutique défini. Tous les risques d’un geste chirurgical peuvent se retrouver (voir fiche : risques en chirurgie plastique).
La fesse peut retrouver sa beauté passée ou une nouvelle beauté de différentes manières. Sa forme, sa projection, son volume doivent être appréciés au sein de la silhouette. L’engouement récent pour les prothèses de fesses et la crainte justifiée ou non de les poser ne doivent pas faire oublier les autres techniques. Une lipoaspiration des contours associée à une éventuelle plastie du sillon et à un lipofilling permet de regalber une fesse de façon sûre au dépend de cicatrices raisonnables et de résultats durable avec un rapport bénéfices/risques pour la patiente très favorable.
Comme on peut le voir, les possibilités chirurgicales qui combinent ces différents procédés sont nombreuses, on peut souvent se passer de prothèses de fesses.
Une consultation approfondie permettant de définir les défauts et les désirs ainsi que les avantages/inconvénients des différentes possibilités permettront d’établir un plan thérapeutique sur mesure avec le meilleur compromis résultats / risques. Le Docteur Kron vous proposera alors une solution adaptée à votre cas.
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