Chirurgie du sein

Rajeunissement, avec ou sans prothèses : remodelage et correction de ptôse (poitrine affaissée)

Remodelage et correction de ptôse

La ptôse correspond à un affaissement du sein, dû à une diminution progressive de volume du contenu glandulaire et à une distension de l'enveloppe cutanée. C'est ce que l'on appelle les seins affaissés, distendus, dont la partie supérieure semble "déshabitée". Ce phénomène physiologique s'accroît progressivement avec l'âge.

Il peut être favorisé par un amaigrissement important, souvent par les grossesses. Les ptoses peuvent aussi être associées à une hypertrophie ou une atrophie mammaire, ou encore à une asymétrie.

L'intervention :

Son but est de remonter la glande, d'adapter l'enveloppe cutanée à ce nouveau galbe mammaire et de remettre la zone aréolo-mamelonnaire en bonne position. Il faut donc enlever une certaine quantité de peau excédentaire. Une cicatrice est par conséquent inévitable.

La topographie et l'évolution cicatricielle doivent être parfaitement expliquées à la patiente. C'est l'un des éléments fondamentaux du contrat de soin. Bien évidemment, cette "rançon" cicatricielle dépend du degré de la ptose et de la quantité de peau excédentaire. Souvent, elle a la forme d'un " T " inverse ou d'une ancre marine. Le Docteur Kron favorise dans la majorité des cas les cicatrices verticales ou à cicatrices horizontales très courtes, camoufflées sous le sein. Après un bilan classique, ainsi que des mammographies, l'intervention se pratique avec une anesthésie générale complétée par une anesthesie locale de longue durée des seins afin d’éviter la douleur post-opératoire et “alleger” l’importance de l’anesthésie générale et dure de une à deux heures.

L'hospitalisation est généralement de une journée.

Les suites opératoires :

Elles sont le plus souvent simples et peu douloureuses. Le port du soutien-gorge de maintien est obligatoire pendant 2-3 semaines.

Les incidents et complications :

Les cicatrices peuvent rosir et s'épaissir à partir de la quatrième semaine qui suit l'intervention. Cette réaction inflammatoire s'estompe progressivement à partir du troisième mois. Pour quelques cas isolés, des massages utilisant notamment une crème anti-inflammatoire seront prescrits afin d'atténuer rapidement les aspects hypertrophiques de ces cicatrices. Les risques de nécroses cutanées sont heureusement très rare et favorisées par le tabagisme.

Dans tous les cas, les patientes seront surveillées pendant l'année qui suit l'intervention, de manière à s'assurer de la bonne évolution cicatricielle.

Il est déconseillé d'avoir une grossesse pendant les six mois post-opératoires. Ensuite, aucune contre-indication.

La sensibilité de l'aréole et du mamelon n'est que rarement perturbée au sortir de la période de cicatrisation.